Le point sur la création d’entreprise et ses procédures

Pour la création d'une entreprise, il est important de suivre les étapes, informations et procédures que nous vous suggérons.
Créer son entreprise

Création d’entreprise : les tendances du marché

L’attirance de l’entrepreneuriat par les jeunes

Un nombre considérable d’entrepreneurs issue de la génération  » baby boomer  » est sur le point de prendre sa retraite. Ainsi, un défi de taille repose sur les épaules des nouvelles générations. La  » génération Y ” possède un fort esprit entrepreneurial. Il se matérialise par une dynamique considérable sur le marché de la création d’entreprise. Le volume de créations d’entreprises par des jeunes de moins de 30 ans a bondi de 208% entre 2002 et 2014.

La volonté d’affronter de nouveaux défis, le désir d’indépendance, ainsi qu’une meilleure conciliation entre la vie personnelle et professionnelle sont autant de facteurs qui poussent les jeunes générations à entreprendre. La culture entrepreneuriale leur est aussi davantage inculquée au cours de leurs cursus de formation.

Aujourd’hui le système éducatif, qu’il soit universitaire ou privé, n’hésite plus à mettre à disposition de ses étudiants des moyens dédiés ainsi qu’un environnement de travail adapté. Ces moyens se traduisent par des espaces de co-working, pépinières, incubateurs ou encore la création d’un statut étudiant-entrepreneur.

La génération Y exerce principalement dans les secteurs d’activités traditionnels tels que le commerce et la construction mais aussi dans des activités scientifiques et techniques. Leur adhésion à la mondialisation et à une économie davantage connectée font d’eux des entrepreneurs de plus en plus axés sur le numérique, les nouvelles technologies et l’innovation. En effet, 47 % des jeunes créateurs de moins de 30 ans déclarent être innovants soit par les produits proposés, les méthodes d’organisation du travail, le marketing ou les procédés de production.

L’impact du numérique dans la création d’entreprise

Le numérique a bouleversé le marché de la création d’entreprise. Les évolutions permettent d’aborder une nouvelle façon d’entreprendre avec plus de simplicité, de créativité et de manière plus coopérative. Parmi ces nouveaux modes de fonctionnement nous retrouvons les start-up. Ces dernières sont définis comme « Une organisation temporaire à la recherche d’un business model industrialisable, rentable et permettant la croissance » selon Steve Blank, entrepreneur de la Silicon Valley.

L’absence de définition précise rend difficilement quantifiable les ratios et statistiques liés à la création et au taux de pérennité.

Inspirée par des réussites en la matière telles que Free ou Google, la création de start-up a connu un véritable essor mondial. Idem en France où la région parisienne comptait 16 000 structures en 2015 soit plus que Londres ou Berlin. Diplômé d’études supérieures, âgé de 35 ans avec une expérience d’une dizaine d’années en tant que salarié, dynamique, créatif, visionnaire et innovant, tel est le profil du « startuper ».

Concrètement, l’objectif de ces structures consiste à proposer un produit, concept, ou/et un service innovant sur un marché dans l’optique de réaliser des économies d’échelles et ainsi faire croître ses revenus. Avec un fonctionnement de départ simplifié, l’enjeu réside pour la plupart d’entre elles à lever les fonds nécessaires au développement de leur technologie.

Toutefois, une idée même innovante ne peut constituer une garantie de pérennité pour 2 raisons majeures :

  • L’équilibre économique peut s’avérer fragile, le produit ou le service faisant face à l’absence ou à l’insuffisance de demande sur le marché
  • La difficulté de lever les fonds nécessaires au développement de l’activité et des produits

En conséquence, le taux d’échec est réel et les premières années d’exploitation pour mettre en place un « business model » pérenne sont souvent difficiles. En effet, près de 75% des start-up affichent un EBE négatif.

Les besoins nécessaires aux créateurs d’entreprise

Même si de prime abord, créer une entreprise peut paraître simple, il n’en est rien. Le parcours du créateur est long, délicat et compliqué.

Il est long car un projet doit être muri et constitue le fruit d’une longue réflexion. Il doit s’appuyer sur une analyse technique, financière, commerciale, humaine complète. Aucun élément ne doit être occulté ou sous-estimé.

Il est aussi délicat car il doit être préparé et réfléchi. Chaque étape est un tournant entraînant un impact sur la réussite future.

Il est compliqué car l’esprit d’entreprise n’est pas inné. Bien souvent, un porteur de projet ignore l’ensemble des étapes nécessaires à l’aboutissement de son idée. Le non-respect d’une certaine chronologie, souvent occultée, peut mettre en péril la finalité. Le parcours est aussi sinueux car il existe de nombreux acteurs, réseaux et de multiples aides. La problématique centrale est la suivante :  » Comment trouver le bon interlocuteur au bon moment ? « .

L’Agence Pour la Création d’Entreprise a analysé les attentes des créateurs. L’accompagnement aux formalités de création constitue une priorité à 34%, puis vient ensuite le conseil sur le statut juridique à 26%, l’accès au financement à 19% et la construction du business plan à 16%.

Quelles procédures pour créer son entreprise ?

Avant d’envisager la création d’entreprise, ou de son entreprise, malgré l’enthousiasme qui vous anime, ce qui est aussi important, il est primordial de respecter un certain nombre d’étapes. En outre, il est fondamental de demander conseil à un expert-comptable.

Avant même la réalisation d’un prévisionnel, il est important de penser :

  • Au business model et à comment mon activité va s’articuler ?
  • À vos objectifs
  • Quels sont les acteurs du marché ? Faire de la veille concurrentielle, connaître les fournisseurs
  • Quelle est ma zone de chalandise ? Il faut parfois réaliser une étude de marché
  • Quels sont les investissements à prévoir et à financer ?
  • Y-a-t-il des compétences particulières à avoir ? Des diplômes obligatoires ?
  • Quelles sont les obligations liées à ce métier ?

Une fois ces étapes réalisées, vous pouvez vous rendre chez votre expert-comptable afin de discuter de votre projet avec celui-ci. Il aura peut-être déjà rencontré des personnes ayant travaillé dans ce secteur d’activité ou même tenté votre aventure. Celui-ci vous posera peut-être des questions auxquelles vous n’aviez pas encore pensées.

Avec tous ces éléments que vous lui transmettrez, l’expert-comptable sera à même de pouvoir réaliser un prévisionnel d’activité ou business plan ainsi qu’un prévisionnel de trésorerie.

Comme indiqué dans notre page abordant le besoin en fonds de roulement, il existe une distinction entre l’activité et la trésorerie, et il est important de les appréhender toutes les deux.

À l’issue de la construction de ces prévisionnels, l’expert-comptable pourra vous conseiller sur la faisabilité du projet ou sur les éléments à revoir tels que les apports, la rentabilité.

Il est important de savoir que si vous devez solliciter un prêt pour démarrer votre activité, c’est souvent finalement le banquier qui validera ou non votre projet.

Une chronologie à respecter pour créer son entreprise

Le non-respect de la chronologie constitue l’une des principales causes d’échec à la mise en place du projet ainsi qu’à la pérennité de l’entreprise. Au vu des conseils prodigués à ce sujet par les différents acteurs du marché et de ma pratique professionnelle, nous recommandons au créateur le cheminement chronologique suivant :

  • S’informer sur les aspects généraux de la création d’entreprise, sur le secteur d’activité visé ainsi que sur l’ensemble des tenants et aboutissants de la vie de dirigeant
  • Valider son idée et mesurer la relation entre la motivation, les compétences et le projet
  • Mesurer la viabilité économique par le biais d’une étude de marché
  • Définir les contours de l’organisation future de l’entreprise tels que le lieu d’exploitation, les horaires d’ouverture, le nombre de salariés, la politique commerciale
  • Élaborer le business plan
  • Détecter les aides mobilisables
  • Rechercher les financements
  • Effectuer les formalités administratives et juridiques de constitution

Les causes d’échec et de pérennité des entreprises créées

Le facteur humain est important dans le risque d’abandon. Un tiers des personnes sondées exprime un sentiment de solitude et un cruel manque d’accompagnement. Ils regrettent notamment une multiplicité d’interlocuteurs et d’organismes dont ils ne comprennent pas toujours le périmètre d’intervention, notamment en terme de compétences et de leur faculté d’attribution des aides. Au sentiment de solitude peut s’ajouter une absence de soutien de leur entourage familial, un défaut de motivation, une limite de compétences pour amener le projet à terme et une crainte face aux risques inhérents à l’entrepreneuriat telle que la défaillance.

Ensuite, d’autres facteurs entrent en ligne de compte comme le refus de la part des établissements de crédits d’octroyer un prêt, une insuffisance de l’apport financier personnel ou encore des faiblesses économiques liées au marché.

Le secteur d’activité, l’expérience du dirigeant dans le métier qu’il exerce ainsi que dans l’entrepreneuriat, l’ambition du projet, les appuis financiers, l’accompagnement et la prise de conseils avant et après la création de l’entreprise constituent des facteurs clefs de succès.

La forme juridique à utiliser pour créer son entreprise

Il faut choisir la forme juridique de votre société. En théorie, de nombreux choix sont possibles, mais dans les faits, nous conseillons généralement des sociétés à responsabilité limitée telles que la SARL, l’EURL, la SAS et la SASU.

Les sociétés à responsabilité limitée s’opposent aux sociétés à responsabilité illimitée. Dans le premier cas, vous n’êtes responsable du passif de la société qu’à hauteur de vos apports en capital et de comptes courants, sauf faute de gestion avérée. Cette responsabilité limitée est cependant souvent mise à mal par les banques. Elles demandent souvent d’être caution personnelle du prêt demandé.

Dans le cas des sociétés à responsabilité illimitée, vous êtes responsable jusqu’à apurement total du passif. Vous pouvez donc tout perdre.

Avant de créer une entreprise, nous mettons à disposition de nos clients un fichier récapitulant les principales différences entre une SARL et une SAS.

Votre expert-comptable pourra alors immatriculer votre société auprès du Greffe du Tribunal de Commerce. Si vous avez déjà trouver un local, celui-ci servira de siège social.

Le loyer de l’emplacement professionnel

Avant ou après la création de l’entreprise, il vous faudra trouver un local. La location immobilière sera souvent votre principale charge fixe. Il sera donc important de bien négocier votre loyer.

Il ne vous restera plus qu’à travailler, beaucoup ! .

Nos intérêts complémentaires liés à la création d’entreprise

Nous nous intéresserons aussi à l’ensemble des questions suivantes :

  • Puis-je bénéficier de l’ACCRE ?
  • Quel montant de capital social dois-je déposer ?
  • A-t-on besoin de réaliser un pacte d’associés ?
  • Doit-on domicilier la société en attendant l’obtention d’un local si besoin ?

Enfin, l’expert-comptable est un acteur clé dans la réussite du projet d’un créateur d’entreprise.

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